CHARRUE STÉRILE
Le jour où l'Élysée brûla
(1977, 2018)

      Dans les années quatre-vingt, la reprise économique portée par un président de la République de droite, Laurent Montcénac, génère toujours plus de besoins énergétiques. Les centrales nucléaires deviennent essentielles. Signe de cette activité, les convois de déchets nucléaires sillonnent la France par fer et par route.

      Une nuit pluvieuse d'avril, un commando terroriste s'empare dans la campagne nivernaise d'un « château » de transport de plutonium irradié à destination du centre de retraitement de La Hague, en provenance du surrégénérateur de Creys-Malville.

      Les terroristes, qui tiennent en otage une famille de paysans, font bientôt connaître leurs exigences : obtenir la démission du président de la République sous la menace de faire exploser le container de plutonium usagé ; le nuage radioactif qui se formerait se répandrait sur la campagne environnante et la vallée de la Loire, mettant en danger la vie et la santé de dizaines de milliers d’habitants. Pendant que le gouvernement et le président de la République cherchent comment répondre à ce chantage, les populations locales victimes potentielles et la presse muselée par Montcénac vont s’inviter dans le conflit. Mais les terroristes souhaitent-ils réellement la démission du président ?

      Lorsque le roman a été écrit vers 1975, il s'agissait d'un récit d'anticipation. Depuis, l'histoire du surrégénérateur a évolué différemment de ce que prévoyait la fiction. Mais, par certains côtés, multiplication des actes terroristes, manifestations écologiques violentes, rôle de la communication et des médias, autoritarisme politique et social rampant, place de l’énergie nucléaire et débat sur la fermeture des centrales, ce récit du passé résonne étrangement avec l’histoire en train de s'écrire. Raison pour laquelle il est aujourd’hui proposé aux lecteurs.

      Vingt-quatre heures de suspens entre la ferme de la Mare aux chèvres, où se sont retranchés les terroristes, le Palais de l’Élysée, érigé en cellule de crise autour du président, les deux assemblées parlementaires et le Conseil constitutionnel, qui recherchent conjointement une solution, tandis qu’aux environs de Marigny-sur-Loire les habitants et la presse, qui redresse la tête, décident d’intervenir…